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1. Secteur agricole et transformation agroalimentaire
L'agriculture
fait vivre plus de 80% des hommes et femmes de la commune. La production
végétale est demeurée rudimentaire, avec un faible niveau de technologies
améliorées, donc des rendements faibles. Le maïs est la principale culture
vivrière tandis que l'arachide est la principale culture de rente. La
dégradation des terres cultivée reste un goulot d'étranglement majeur.
La commune n'est pas du tout autosuffisante sur le plan vivrier. Elle
doit importer massivement les vivres des zones de production environnantes
à l'instar de Klouékanmè (Couffo) et Djidja). Les contraintes de développement
répertoriées dans la production végétale sont nombreuses et ont pour
nom :
- Baisse continue de la fertilité des terres
- Cherté des intrants (engrais et produits phytosanitaires
notamment)
- Non utilisation des techniques culturales améliorées
- Mauvaise répartition des pluies
- Perturbation pluviométrique due à l’organisation
des cérémonies
- Dévastation des cultures par le bétail transhumant
(surtout le long du Couffo)
- Non accès aux crédits par les paysans
- Non disponibilité d’institution de microfinance (niveau
arrondissement)
- Non aménagement des bas-fonds
- Manque d’encadrement technique des paysans
- Inexistence de possibilité de formation pour les agriculteurs
- Pas de débouchés pour certains produits agricoles
: ex. du manioc
- Difficultés de conservation et de stockage de certains produits
(niébé notamment)
Dans le domaine de la production animale, le système d'élevage traditionnel
est la règle : divagation en saison sèche, claustration en saison pluvieuse,
pour les petits ruminants, la volaille (race locale) et les porcs. Ce
mode est observé principalement dans les exploitations où l'élevage
est considéré comme une activité secondaire. Dans les rares cas où l'élevage
est une activité principale de l'exploitation, le système est amélioré,
semi intensif ou semi moderne. Les espèces concernées sont la volaille
(races améliorées), les porcins, le lapin, et les abeilles. Les principales
contraintes dans le domaine sont :
- Manque de soins vétérinaires
- Manque de techniciens de santé animale
- Mortalité élevée des animaux
- Manque de formation des éleveurs
- Faible résistance des races améliorées
- Faible productivité des races locales
- Non disponibilité de pharmacie vétérinaire
- Non accès au crédit par les éleveurs
- Cherté de la provende et des matières premières
de fabrication
Dans le domaine de pêche et de la pisciculture, peu de personnes sont
actives, malgré le potentiel non négligeable de la commune en la matière.
Très peu d'autochtones ont le savoir-faire dans le domaine. Les Toffins
(Littoral) sont périodiquement sollicités pour faire des pêches en collaboration
avec des jeunes locaux. L'existence de trous à poissons a été signalée
dans l'arrondissement de Kpota. Mais le manque d'appui et la non maîtrise
des techniques adéquates constituent les principaux goulots d'étranglement
du sous secteur.
En ce qui concerne l'arboriculture, on note que la population n'est
pas habituée à sa pratique, exception faite de la palmeraie. C'est ce
qui justifie que malgré la disparition des gros arbres caractéristiques
des forêts galeries, la végétation de la commune souffre du manque de
plantations forestières à but multiple. Les palmeraies traditionnelles
dominent. Les jeunes pousses spontanées sont transplantées dans les
champs. La plantation de palmiers sélectionnés a été observée dans un
seul cas à Kinta. Il n'y a pas de grandes plantations (d'un seul tenant)
d'agrumes, de teckeraie, d'eucalyptus, ou de manguiers. Les principaux
problèmes identifiés sont :
- Destruction des plantations par des feux de brousse
- Faible adoption des plants sélectionnés de palmier
à huile
- Abattage important de palmiers naturels pour la fabrication du
sodabi
- Abattage de certains arbres de fortes utilités (comme le
néré) pour usage comme combustible
- Manque de pépinières locales et de pépiniéristes
locaux
- Insuffisance d’encadrement technique dans le domaine
- Manque de sensibilisation et de formation dans le domaine de la
plantation
- Insuffisance des plantations d’arbres à buts multiples
(bois de chauffe et d’œuvre notamment)
- Insuffisance des plantations fruitières dans la commune
La transformation est relative d'une part aux produits agricoles (noix
de palme, de palmiste, arachide, noix de néré, vin de palme, etc) et
d'autre part aux produits chimique (pour la fabrication du savon). Cette
dernière branche d'activités connaît un essor ces dernières années et
constitue un créneau économique porteur. Toutefois, il existe encore
des goulots d'étranglement à lever qui ont pour nom :
- Difficultés financières dues au non accès au
crédit
- Non disponibilité d’équipements modernes de
transformation des produits
- Manque de matériels adéquats de travail
- Disponibilité non suffisante de matières premières
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